RETRAITÉS EN TRANSITION

4 défis auxquels les proches aidants font face – et les solutions possibles

Prendre soin d’une personne âgée peut entraîner son lot de défis. Nous discutons des 4 principaux défis des proches aidants et des solutions possibles.  

 

Lumino Santé - Visionnez l’entrevue complète ou lisez la transcription de celle-ci

Moment drôle où je suis témoin d'une conversation de couple.

Elle:   Souris pour la photo!
Lui :      Je ne suis pas beau quand je souris
Elle:   Tu dois sourire pour la photo de Stéfanie!
Lui:        Quand je souris, j'ai l'air de pleurer. Ce n'est pas bon pour ses affaires ...

Un couple adorable de Kirkland qui déménagera bientôt à Lilo après avoir passé plus de 40 ans dans leur maison. La réduction des meubles et biens personnels était un gros souci pour eux. Nous avons trouvé la solution idéale: un premier acheteur qui a acheté la maison meublée!
Le reste sera offert à notre vente de garage le samedi!
Nous allons maintenant contacter Hydro, Bell, Vidéotron et leur assurance pour le changement d'adresse. Puis, en route pour Lilo où les attend un nouveau chapitre!

RETRAITÉS EN TRANSITION

L'amour et les soins dont nous avons tous besoin
Vendre votre maison pour déménager en résidence de retraite est un important changement de vie. Ce processus peut parfois être source de stress et anxiété.  J’ai développé ce programme en réponse aux besoins particuliers des retraités en offrant une transition clé en main qui permet un passage en douceur vers une nouvelle vie. 

Savoir s'entourer
Ce programme est possible grâce à la collaboration de professionnels de confiance qui jouent un rôle important dans chaque étape de la transition.  J’agis en tant que ‘’Chef d’orchestre’’ en planifiant les différentes phases requises afin de maximiser la valeur de votre propriété tout en vous épargnant travaux physiques et maux de tête.
 
Voici quelques exemples des services offerts:
 

RÉDUCTION DES EFFECTIFS: Coordination des services offerts par une compagnie de confiance vouée à la transition des retraités.  Ils se chargeront d’emballer, de désencombrer, d’organiser les biens personnels qui devront être envoyés à votre nouvelle résidence, ainsi que ceux devant être vendus, donnés ou remis à vos proches.
 

PRÉSENTATION VISUELLE: Une consultation privée auprès d’un professionnel de l’aménagement intérieur afin de promouvoir les caractéristiques de votre maison. 

RÉPARATIONS ET AMÉLIORATIONS: Si nécessaire, une référence à des professionnels certifiés en peinture, réparations, plomberie, électricité, etc.

ESTHÉTIQUE: J’assisterai personnellement à l’organisation, au nettoyage et à l’aménagement de votre maison en vue de la préparer à la vente

VENTE DE SUCCESSION: Organiser une vente de succession professionnelle à l’aide d’évaluateurs certifiés.

DÉMÉNAGEMENT: Effectuer les réservations auprès de déménageurs reconnus et superviser le déménagement le jour venu. 

 
Ce programme surpasse les obligations classiques d’un courtier immobilier.  Cette formule permet d’offrir un support constant lors d’une transaction immobilière liée à une transition de vie.    

 

Une belle journée ensoleillée avec un beau couple!

Nous avons vendu leur maison en quelques jours,  pour 19 000 $ de plus que le prix inscrit! Ils étaient tellement inquiets de bien préparer leur maison pour la mise en vente. J'ai dû rire et les rassurer car j'ai rarement vu une maison aussi impeccable ET avec des meubles modernes. Au fil de nos discussions, j'ai réalisé que Monsieur était l’entraîneur de hockey de mon mari à l’âge de 6 ans.
Ils ont hâte de déménager au Cambridge dans quelques semaines et de commencer une nouvelle vie, profitant de la présence de nombreux amis.

Lisez mon entrevue avec Lumino Santé !

Stéfanie Cadou, des services de transition Lianas, nous aidera à explorer ces défis, puis à voir les solutions possibles.


Stéfanie Cadou est spécialiste en transition de vie des aînés. Stéfanie fait également partie de la direction des services de transition Lianas, une entreprise qui épaule les proches aidants et leur famille lors d’un changement de milieu de vie.

Sans plus attendre, appelons Stéfanie.

Bonjour Stéfanie.
Stéfanie Cadou : Bonjour Charlotte.

Défi 1 : Gérer son temps

Charlotte : Donc pour commencer, nous avons une première question pour vous. Quand une personne devient un proche aidant, il peut être difficile pour elle de trouver un équilibre entre ses nouvelles fonctions et le reste de ses activités et responsabilités. Pouvez-vous nous parler un peu de cet aspect et nous expliquer les approches utilisées par les proches aidants afin de relever ce défi?


Stéfanie : En vérité, quand on devient proche aidant, très souvent on ne l’a pas choisi. C’est une responsabilité qui nous incombe et qui peut vraiment chambouler le quotidien. Tout le monde travaille, beaucoup ont des enfants – on a déjà des vies remplies. L’important quand on devient proche aidant, c’est la gestion du temps. Parce que tout le monde a 24 heures dans une journée et il faut essayer de faire le maximum. L’ajout d’une responsabilité ne devrait pas incomber à UNE personne. Quand on devient proche aidant, c’est hyper important de faire appel à autrui – à tout le monde, et je pense « grand », au village. Alors, on met à contribution la famille, les amis, les voisins, les services bénévoles qui sont offerts dans notre communauté. Des services comme la popote roulante, les livraisons de médicaments, les livraisons d’épicerie, l’aide à l’entretien à domicile – intérieur et extérieur. Il y a aussi des agences de soins à domicile qui peuvent être mises à contribution. Il y a plusieurs services bénévoles de transport pour rendez-vous médicaux. Ou alors, si on peut se le permettre et qu’on n’a pas besoin de se rendre sur place à l’hôpital ou en clinique, on peut favoriser également les consultations en ligne qui sont désormais disponibles auprès des médecins. Ça aide déjà à sauver du temps. Et déléguer, déléguer, déléguer, autant que possible.


Au travail, on doit voir aussi si notre employeur est ouvert à nous faciliter la tâche en tant que proche aidant. Soit par des heures de travail flexibles – disons que je m’occupe de maman 3 heures le matin et que je travaille 3 heures plus tard dans l’après-midi – ou grâce au télétravail, entre autres.


Aussi, quand on parle de la famille, l’approche intergénérationnelle est très importante, parce que la responsabilité ne devrait pas incomber uniquement à une personne. En général, c’est la fille dans la famille qui va s’occuper des parents. Mais c’est important que tous soient impliqués, y compris les petits. Parce qu’il n’y a rien qui fait plus de bien aux grands-parents que d’être en contact avec les petits-enfants. C’est une boule de bonheur dans leur vie. Une chose qui est cruciale pour tous les proches aidants, c’est de fixer ses limites et de savoir se garder du temps à soi. Pourquoi? Parce que si on n’est pas bien, on ne peut pas prendre soin des autres. Alors, pour notre propre santé physique comme mentale, établir nos limites, se faire une tranche horaire de moments de répit, c’est crucial.


Charlotte : Parfait, merci. Oui, c’est vrai, la santé physique, comme la santé mentale, est importante.

 

Défi 2: Faire face aux répercussions financières


Charlotte : Un autre défi pour les proches aidants peut être les répercussions financières. On sait qu’ils doivent souvent payer des frais pour leurs proches, comme le salaire des aides à domicile, les médicaments ou même l’épicerie. Et c’est un rôle qui demande aussi beaucoup de temps et qui peut avoir un impact sur l’emploi, comme vous l’avez dit. Pouvez-vous nous parler un peu de ce défi particulièrement? Comment les proches aidants peuvent-ils réduire les répercussions financières?


Stéfanie : Au Canada, on est chanceux, on a accès à des ressources gouvernementales, par exemple le crédit d’impôt pour les proches aidants. On peut faire également appel au CLSC, qui peut être d’une grande aide. C’est un service auquel on a droit, pour lequel on n’a pas à débourser quoi que ce soit. Encore une fois, on peut faire appel aux organismes de services de bénévoles locaux, qui peuvent donner un gros coup de main. Et voir aussi avec l’employeur s’il n’y a pas un programme d’assurance, style assurance-emploi, qui peut nous permettre de prendre quelques semaines auprès de notre proche et d’avoir accès quand même à une entrée monétaire. Il y a une chose qui est très importante aussi, c’est la famille. On ne devrait pas demander à une seule personne d’assumer les coûts supplémentaires qui sont liés aux soins de notre proche. Il faudrait mettre la famille à contribution, autant physiquement et en termes de temps que monétairement.


Charlotte : Merci Stéfanie, ce sont de très bons conseils.

Défi 3 : Fournir de l’aide sans conflits

Charlotte : Une autre barrière à laquelle les proches aidants peuvent se buter, c’est la résistance des personnes âgées à se faire aider, par exemple la résistance à recevoir de l’aide de sa famille. Pouvez-vous nous indiquer quelques éléments dont les proches aidants doivent tenir compte quand ils veulent aider un être cher?


Stéfanie : C’est un très bon point Charlotte. J’ai souvent été témoin de ça. La réalité c’est que nos aînés sont passés au travers du 20e siècle et du début du 21e siècle, et on s’entend que ça n’a pas toujours été rose. Ça n’a pas toujours été des périodes faciles. Ils ont passé leur vie à prendre leurs décisions. Ils refusent, ça les horripile d’être infantilisés et il faut le comprendre. Il faut se demander : « Le jour où je ne pourrai plus prendre ma voiture pour faire mes propres courses, qu’est-ce que je vais ressentir? » Donc, l’empathie est cruciale, la communication est cruciale. Oui, parfois, ça demande de la patience. Mais, il faut prendre en considération que personne ne veut faire face à sa perte d’autonomie. On s’entend que ça crée beaucoup d’insécurité, de l’angoisse, de la peur, de la colère, de la culpabilité. Donc, quand on agit en tant que proche aidant, la voie de la communication doit absolument être ouverte. Et il faut éviter à tout prix de parler au tu. C’est je : « je m’inquiète pour toi » et non « tu ne te rends pas compte que tu n’es plus capable de faire ce que tu faisais ». Tout est dans la communication et l’écoute. Il s’agit d’être à l’écoute, de ne pas juger, de ne pas assumer, de respecter l’individu et sa dignité, c’est la clé.

Charlotte : Parfait! Oui, c’est vrai qu’il peut parfois être difficile de faire face à sa perte d’autonomie.

Défi 4: Trouver les ressources appropriées et y accéder

Charlotte : Les proches aidants ont aussi la tâche énorme de trouver des ressources – vous en avez nommé quelques-unes – pour qu’ils puissent s’aider eux-mêmes, mais aussi pour aider les personnes dont ils prennent soin. C’est une responsabilité qui prend beaucoup de temps et qui peut parfois intimider certaines personnes. Quels conseils donneriez-vous à ceux qui pensent peut-être devenir proches aidants, puis quelles sont les ressources que vous leur recommandez?


Stéfanie : Au Canada, on a un système de santé qui est public. Ça devrait être le premier intervenant à mettre à contribution. On sait tous que le système est débordé, qu’il y a plus de demandes que de ressources en ce moment. Puis ça va être le cas pendant bien des années encore. Pourquoi? Parce que la population est vieillissante et les besoins sont grandissants. Mais il faut vraiment faire appel à ces services-là. Votre CLSC est votre intervenant numéro un. Évidemment, ça prend de la persévérance, il ne faut pas se décourager. S’il faut que vous appeliez tous les jours, ou deux fois par jour, faites-le. On va « graisser la roue ». Ensuite, si vous êtes dans une situation où le patient est hospitalisé, faites appel aux travailleurs sociaux de l’hôpital. Ils sont vraiment la porte d’entrée pour toutes les ressources qui sont disponibles dans votre communauté. Il faut garder en tête, quand je disais que le système est débordé, qu’ils sont vraiment fatigués. Il y a un manque d’effectifs qui est considérable. C’est important de demeurer ferme, mais respectueux envers les intervenants. On va obtenir beaucoup plus, beaucoup mieux et beaucoup plus rapidement que si on pique de grosses colères, puis qu’on déverse notre frustration et notre fatigue sur eux. Je crois aussi à l’utilité de se servir de son réseau. Ça peut être un réseau personnel, comme ça peut être les médias sociaux. Il y a beaucoup de groupes d’entraide sur différents médias sociaux qui peuvent être dispersés sur le plan géographique dans la province. Il y a les services communautaires, encore une fois. Ces services, on peut les trouver grâce aux CLSC, mais aussi beaucoup grâce à des organismes individuels et des groupes religieux aussi, sans que l’aide soit à connotation religieuse (beaucoup ont des bénévoles). Il y a aussi des associations qui sont plus officielles, comme l’association pour le Parkinson, pour l’Alzheimer, pour le cancer, etc. Puis, évidemment, un proche aidant doit passer beaucoup de temps à faire des recherches sur internet. Il y a des programmes qui permettent de démystifier tout ce qu’on trouve comme information sur le Web, comme le programme de Lumino Santé. C’est un programme qui est très complet concernant les ressources dans votre communauté. Vous entrez votre code postal et vous avez accès aux différentes ressources de santé qui sont disponibles dans votre coin, dans votre région. Il s’agit de faire de la recherche, beaucoup de recherche. C’est malheureux, ça prend du temps, mais c’est pour ça qu’il faut déléguer.


Charlotte : Super, merci! Oui, donc on retient qu’on doit mettre à contribution notre réseau et que plusieurs ressources sont disponibles. Il s’agit de les trouver. Encore une fois, un gros merci Stéfanie Cadou.

 

Mot de la fin sur les défis des proches aidants


Charlotte : Avant de terminer, est-ce que vous auriez d’autres conseils ou d’autres ressources à proposer?


Stéfanie : Mon conseil numéro un, c’est vraiment de ne pas hésiter à communiquer et de demander de l’aide. Ce n’est plus un sujet tabou aujourd’hui. Il y a énormément de proches aidants et il y en aura encore plus dans les années à venir. Donc, il est important de dire « je n’y arrive pas, j’ai besoin d’aide s’il vous plaît » – que ce soit aux organismes, que ce soit à la famille –, et de ne pas s’isoler. Et s’il vous plaît, prenez du temps pour vous. C’est crucial : si vous voulez vraiment pouvoir aider, aidez-vous en premier.

Charlotte : C’est un beau mot de la fin. Merci encore Stéfanie Cadou, des services de transition Lianas.

Stéfanie : Merci!